jeudi 17 novembre 2011

Photos, encore et toujours : août 2008, Pays basque et Corrèze - Cantal.

Ne soyez pas étonné(e)(s) par la teneur de ces textes : ces "reportages" photographiques ont été mis en ligne, aux dates indiquées, sur un autre blog, blog éclectique (et souvent politique) sur lequel je publie depuis 2006.

07.08.2008

Espelette, Aïnhoa (photos)

L'incursion fut rapide. Mes habitué(e)s -oui : il y en a !- auront été surpris de ne pas voir mon blog s'enrichir de quelques nouvelles photos. De retour le soir même, hier, je n'ai pas eu le courage de récupérer mes images et de les compresser dans un dossier réservé au blog...

Il y en aura peu. D'abord d'Espelette, le bas du village, car... au centre c'était la cohue des aoûtiens (d'autant que la météo n'était pas particulièrement favorable aux plages dans la matinée) : marché et... piments, bien évidemment.
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Ensuite, joli village fort connu (des touristes) Aïnhoa, pratiquement à la frontière :
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13.08.2008

Corrèze : l'approche...

Ce rapide séjour dans le Cantal (je n'y étais pas retourné depuis 1989 ; mais en fait je l'avais quitté il y a 32 ans et mes vrais souvenirs sont de cette époque) passait par une approche. D'abord, bien qu'évitant autant que faire se peut de prendre les autoroutes, cette fois-ci j'ai choisi l'A 89, dont le tronçon Thenon - Brive est en service depuis quelques mois seulement. Pour ne pas perdre de temps dans la vallée de l'Isle et le contournement de Périgueux, ni dans le morceau de Périgord Noir précédant le bassin de Brive ; mais aussi pour jouir du paysage.

En effet, très vite après avoir passé la Dordogne en sa zone de mascaret (à proximité de Libourne), on rencontre la Double périgourdine (forêt de conifères et de feuillus) puis les reliefs qui dominent la vallée de l'Isle en Périgord vert. On longe le Périgord limousin (sur la gauche) et on entre en Périgord noir (Vézère, Auvézère) avant de contourner Terrasson.

Depuis Périgueux, l'autoroute montre les reliefs de cette région, magnifique il faut le dire, bien mieux que ne le faisait en vallée la N 89. C'est même assez impressionnant et l'on réalise mieux qu'on entre dans la marge occidentale du Massif Central.

Je m'étais promis d'un jour m'arrêter à Mallemort (banlieue est de Brive, en direction de Tulle, sur la Corrèze), non dans la partie urbanisée et truffée de zones d'activités commerciales en rive droite, mais dans la partie rurale qui, déjà, s'élève en rive gauche vers la montagne auvergnate.
Là, une église du XIIème siècle avait attiré mon attention ; mais peu abordable jadis... Les services de la mairie en occupent les dépendances dont le bati a été remis en état et mis en valeur. Du coup, les promeneurs ont le loisir de venir faire le tour de cette église :
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Eglise romane, bien sûr. La galerie en bois rappelle les cloîtres en bois rencontrés dans le Brivadois (Brioude et Vieille-Brioude), dans la haute-Loire à proximité de la Limagne :
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De l'autre côté, ce batiment serait ce qui reste d'un batiment conventuel attenant à la nef de l'église (je n'ai aucun document l'attestant, mais c'est assez logique) :
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L'ensemble est presque sur la berge rive gauche de la Corrèze :
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En montant vers le Cantal, passé Argentat, on est vraiment dans le massif central : routes de montagne, hameaux et bourgs pastoraux de montagne, habitat typique d'un massif primaire, à base de granit mais, surtout, compte-tenu de l'irruption du volcanisme, à base de matériaux éruptifs, basaltiques ou andésitiques. Les schistes sont présents et la lauze utilisée pour la couverture des toits, mais aussi, empilée à plat, pour élever des murs. Le hameau de La Broquerie, peu avant l'entrée dans le département du Cantal est typique :
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13.08.2008

Un peu de Cantal (1)

Les ami(e)s, le problème pour bloguer, c'est que le papy que je suis (eh non, Morgane : pas encore arrière...) a ouvert la "colo de vacances". Aujourd'hui six petites filles, les quatre parents, nous, deux clebs...

Bon, nous allons tout de même poursuivre la rapide tournée cantalienne de week-end dernier. J'avais pris chambre à Tournemire, qui comme Aïnhoa que vous avez vu il y a une semaine, porte le panonceau "Les plus beaux villages de France". Je connais Tournemire, perché à flanc de piémont, avec son chateau féodal d'Anjony (famille Léotoing d'Anjony), son église romane du XIIème, ses ruelles serrées (pas de circulation automobile autre que résidents), au pied de la route du Col de Légal (1231 m, sur la Route des Crêtes), via le Col du Bruel (1038 m)...P1030774.JPG
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Mère allaitante, Salers bien sûr.

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La vue depuis mon auberge

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Toutes mes photos sont évidemment libres de reprise. Je rappelle qu'elles sont redimensionnées (compressées dans un rapport de 12 à 1) et limitées au 10x15...

Suite... dès que je peux m'échapper un peu.


13.08.2008

Un peu de Cantal (2)

Nous allons prendre un peu d'altitude (en partant de Tournemire, voir post précédent Cantal(1)).
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Sympathiques génisses Salers, et... curieuses.
Encore ?
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La gente chevaline : mère et fils
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A Girgols, terminus de la petite route qui fait face à la route des crêtes, l'église du XIIème (avec restaurations XIXème et XXème) :
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Notez le choeur roman, d'époque (en 1252, prieuré rattaché à Aurillac)
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L'habitat :
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et une ferme (fortifiée)
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La prochaine série restera en altitude : fermes, burons et estives, vues panoramiques...

14.08.2008

Du Cantal ? encore (3)...

Dimanche matin, j'ai acheté fromages de Cantal et Salers AOC dans une ferme (photo déjà parue). Voici une autre ferme, la Ferme du Bruel, sous le col éponyme (1038m) :
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(temps pluvieux)
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Voyez-vous, ces photos, en les mettant en ligne... eh bien j'y suis, vue et nez y sont encore... l'atavisme parle, n'est-ce-pas ?

Les paturages d'altitude sont des estives où l'on trouve étables ("granges") et burons :
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Allez, un dernier coup d'oeil depuis cette route des crêtes vers le Plomb du Cantal, le Puy Mary, le Puy Griou :
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Prochains épisodes : St Martin, St Cernin, Aurillac.

Rappel : ces photos sont libres de reprise. Elles sont redimensionnées, c'est à dire compressées de 12 à 1, et n'ont plus aucun piqué au-delà du 9x13 (10x15 au maxi).

16.08.2008

Le Cantal, toujours (4)...

Je dois à mes lectrices et lecteurs de donner la clé de mon escapade cantalienne du dernier week-end. Il y a une semaine, cet après-midi, j'arrivai devant le porche de l'église de Saint-Martin-Valmeroux :
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Vous allez m'objecter "ben, oui ! c'est une église romane, solidement bâtie avec ces belles roches éruptives caractéristiques du lieu". Oui. Mais vous voyez, encadrant les marches, deux décorations qui indiquent qu'il va y avoir un mariage qui sera célébré ici.

Tout juste ! En attendant l'arrivée de la noce, un coup d'oeil dans ce bourg :
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Il y a trente ans, en 1978, Christiane et Francis me proposaient d'être l'un de leurs deux témoins de mariage. Mariage auquel j'assistai avec plaisir, tant pour la qualité de mes deux tourtereaux que pour le plaisir de revenir dans une région que j'avais quittée deux ans plus tôt, terre de mes ancêtres en outre.

Aurore, leur fille aînée, après dix ans de vie de couple a décidé de se marier. Et... j'ai eu le plaisir d'être invité à ce mariage, samedi dernier. Occasion pour moi de prendre à la fois un bain de Cantal mais aussi un bain d'amitié durant deux jours.

Ah, il faut que je dise qu'en 1972-73 et 73-74, en Première d'abord, puis en Terminale, Christiane et Francis avaient été mes élèves. Car, m'occupant du Développement Agricole dans le département, j'étais affecté sur un poste budgétaire du complexe d'enseignement agricole d'Aurillac : Lycée Agricole - Ecole Nationale d'Industrie Laitière. Et je devais des heures de cours et d'applications dirigées au Lycée Agricole.

A suivre, quelques photos de St Cernin et d'Aurillac... Pour les visiteurs nouveaux, je vous recommande les photos rapportées dans les précédents posts...

17.08.2008

Cantal (5), n'en déplaise à patate.com

N'en déplaise à patate.com ou, encore plus élégant et ouvertement sympathique : à moncul.com, à Mimile Merguez dit José Drole... je mets en ligne quelques photos annoncées, provenant du périple cantalien dont j'ai commencé la relation dès mardi.

Il s'agit de Saint-Cernin.
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Celle-là, vous l'avez déjà vue (une partie de la ferme à laquelle je suis allé acheter cantal et salers). Mais, la suivante, étable dans cette ferme, est dédiée à Bradescav. Comme d'autres déjà parues et celles des burons. Pourquoi ? Eh bien comme suite à nos échanges sur les bergeries landaises...
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Enfin, passage rapide par Aurillac :
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Et, une photo oubliée... Un circuit rapide sur le cours et les gorges de la Maronne (bassin versant de la Dordogne, interface Limousin - Auvergne) m'a amené à surplomber un moment la retenue EDF de . . . . . . . (trou de mémoire):
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jeudi 3 novembre 2011

Sécurité alimentaire et… sécurité alimentaire.

J’ai réussi à trouver un moment ce soir pour lire la page 6 « Planète » de Le Monde (ce soir, alors que les Parisiens et même les Bordelais ont déjà entre les mains Le Monde de jeudi 3 novembre) consacrée à Bill Gates « L’agriculture pour réduire la pauvreté » (B. Gates est invité spécial du G 20 à Cannes).
Sous l’article principal se trouve un petit article intitulé « Au G 20, des avancées en matière de sécurité alimentaire », ce que voyant, et avant même de le lire, je me suis dit –forcément à part moi- « allez, voilà la sécurité alimentaire à toutes les sauces ! » Je sais que j’ai déjà abordé ce sujet il y a quatre ou cinq ans… une question de sémantique… pas seulement.

Lorsqu’à la sortie de la guerre nous étions encore « rationnés » (j’ai le souvenir, en 1945, de certaines files d’attente dans lesquelles ma mère, petit siège pliant et tricot, attendait sagement son tour), les besoins alimentaires de la population étaient considérables par rapport à l’offre issue de notre agriculture. Une partie de celle-ci était sinistrée suite aux combats de la Libération, et la France et son agriculture étaient exsangues, ayant payé un tribut exorbitant à l’occupant[#].

Les pouvoirs publics et les politiques engagées ciblaient la sécurité des approvisionnements, la sécurité alimentaire pour la population. Lorsque, retour d’Algérie j’eus un poste de Conseiller Agricole, les consignes étaient « développement agricole », accroissement des rendements de la production agricole alimentaire, mécanisation et rationalisation de la production : la sécurité alimentaire devenait une question de « suffisance alimentaire » et même, dépassant l’autosuffisance, faire de notre agriculture, et de l’industrie agro-alimentaire, un outil économique d’exportation et de pesée sur le commerce international.

De la quantité, au fur et à mesure que les besoins étaient satisfaits et que ce secteur était un garant du solde largement positif de la balance française du commerce, et que nous devenions des « consommateurs », avec des exigences, les Pouvoirs publics passèrent à la qualité. Au Ministère de l’Agriculture fut créée au milieu des années 70 une Direction de la Qualité. Des laboratoires vétérinaires, mais aussi des laboratoires contrôlant la qualité sanitaire et organoleptique des produits végétaux maillèrent le territoire. A l’époque, le Service de la Répression des Fraudes et du Contrôle de la Qualité appartenait à cette direction (il partira à Bercy sous la forme DGCCRF sous le gouvernement Mauroy ou sous le gouvernement Fabius).

Et l’on reparla de sécurité alimentaire, pour en fait couvrir les aspects sécurité sanitaire de l’alimentation. La direction de la Qualité devint dans le milieu des années 80 la Direction Générale de l’Alimentation. Source, à mon avis (cela n’engage que moi…), d’un malentendu. En effet, ou bien nous sommes en temps de guerre et ce ministère a une Direction des Approvisionnements Alimentaires… Ou nous sommes en temps de vaches grasses, et ce ministère doit garantir la QUALITÉ alimentaire et se garde sa Direction de la Qualité.

Je rappelle que le Ministère de l’Agriculture est celui de la production agricole (et piscicole et des pêches maritimes)… et des producteurs (très intégré d’ailleurs puisqu’il a un budget annexe pour les prestations sociales, qu’il entretient un enseignement agricole, qu’il a la tutelle des organismes médico-sociaux…).
Il n’est pas le ministère des populations non agricoles, il n’est pas le ministère de la santé publique (il n’est même plus celui de la « protection de la nature »), or en ayant une  Direction de l’Alimentation, direction « forte » puisque dite « Générale » (DGAL), il doit tout à la fois « défendre » ses producteurs, mais aussi « les contraindre » puisqu’il est censé« protéger » les consommateurs.
Si les mesures restrictives ou coercitives viennent de lui, peut-il vraiment contraindre une population dont il gère les intérêts ? Alors qu'il doit appliquer le code de l'environnement comme le code de la santé publique dont la responsabilité première des textes appartient à d'autres ministères (il peut en être cosignataire).

Alors comme il fallait séparer l’évaluation des risques alimentaires, risques sanitaires liés à l’alimentation, et la fonction régalienne de la gestion des risques et de l’orientation de la production, on a créé une agence d’État chargée du premier volet : l’AFSSA (agence française de sécurité sanitaire de l’alimentation) tandis que, via sa DGAL, l’État (le ministre) gère, arrête, décide… Ainsi, pour mieux comprendre : l’évaluation des pesticides (y compris biologiques) dans toutes leurs composantes toxicologiques, écotoxicologiques et biologiques en vue d’une future AMM (autorisation de mise sur le marché) demandée est du ressort de l’AFSSA devenue ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) ; en revanche la décision d’autorisation (il s’agit d’une procédure européenne) comme la décision de retrait relève du Ministre.

Sécurité est donc ce mot charnière qu’on retrouve régulièrement… sécurité alimentaire, sécurité de l’alimentation… sécurité des aliments.

L’article du Monde auquel je faisais allusion, parlant de sécurité alimentaire, s’agissant en fait de l’alimentation des populations du monde, des réserves stratégiques de céréales, de l’amélioration génétique des céréales et protéagineux de première nécessité alimentaire, de la transparence des prix et de l’information, etc… reprend bien l’aspect premier de sécurité des approvisionnements, de sécurité alimentaire mondiale.

[#] De mon allaitement pendant l’exode, comme de certaines privations (et pourtant… Dieu sait que nos parents, eux, se privaient pour que, nous, leurs enfants, échappions au pire sur ce plan), il en est d'ailleurs résulté certaines carences qui ont eu leurs répercussions sur ma santé jusque vers la fin de mon adolescence.