dimanche 4 décembre 2011

Mes récentes mises en ligne de photos concernant le bassin d'Arcachon, le Delta de la Leyre (ou de l'Eyre) et la Leyre m'ont invité à retourner sur un autre de mes blogs retrouver des images d'eau dans la Grande-Lande : l'Escamat à Sabres, le Courant d'Huchet à Léon, etc... Mais aussi les lagunes naturelles ou, comme à Hostens, formées après abandon de l'exploitation des carrières de lignite...

17.09.2009

Eaux landaises

Hep ! on ne va pas parler que de politique... Je vous ai annoncé pourquoi je m'absentais dimanche dernier. En particulier pour une courte navigation, paisible ô combien (rames, godille, perche de poussée), sur l'étang de Léon et sur le "courant" d'Huchet. 
Ce dernier permet l'écoulement des eaux qui alimentent le Léon vers l'océan. Mais ne met pas l'océan en communication avec le lac car celui-ci est à six mètres au-dessus du niveau de la mer... Il y a donc des échelles à passer, façonnées en bois ou obtenues par empierrages étagés. Le courant contourne une magnifique dune à la végétation très riche, avec une faune tranquille puisque au sein d'une Réserve naturelle. L'ensemble est fourni en biodiversité animale (poissons, canards, couleuvres, insectes, chevreuils, biches, etc...) et végétale, avec des "buissons" d'osmonde royale, magnifique survivance de la préhistoire, emblématique des Landes de Gascogne [dont il convient de rappeler qu'elles occupent la majeure partie du département des Landes, une grande partie (ouest) de celui de la Gironde (Landes médocaines, début de la haute-Lande, dunes littorales), le sud-ouest du Lot-et-Garonne, une bande ouet du Gers.]
Alors voici quelques images souvenir. Il y en aura d'autres...



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Vous retrouvez une caractéristique déjà montrée maintes fois sur ce blog : les cours d'eau sont nés de la décharge lente de la nappe phréatique, sont donc aux eaux assez calmes hors périodes d'évacuation pluviatile. Le lit est sablonneux, bien évidemment, et la forêt galerie les couvrent en grande partie (ce sont donc des eaux froides, avec pour cette raisons quelques espèces d'insectes peu courantes).

Nous verrons mieux cette forêt-galerie sur les photos à venir...

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18.09.2009

L'osmonde royale

La voilà, venue du fond des ages, avec ses frondes immenses et buissonnantes, et ses sporanges en panicules perchés, l'osmonde royale (Osmunda regalis).

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19.10.2009

Le domaine départemental girondin G. Lagors ou le lignite d’Hostens.

Nous allons rester sur le thème de l’automne… En plaisir de la vue, en satisfaction intellectuelle aussi. Et, d’abord, pour dresser le décor, une première image, celle que d’entrée de jeu mon APN a saisie dès mon arrivée sur zone, euh… sur site.

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P1120103.JPGQuel site ? Pour le touriste, et même pour une partie des nouvelles populations installées dans le sud Gironde, en Haute-Lande, il s’agit d’étangs, de plages de sable blanc, d’un domaine départemental avec base nautique, d’un lieu de promenade, d’un ensemble de circuits de VTT parcourant dunes et sentiers forestiers autour des étangs… C’est à Hostens.


Hostens dont le passé industriel[1]  a tourné notamment autour P1120104.JPG
de l’exploitation de gisements de lignite à ciel ouvert, lequel lignite a alimenté une importante centrale électrique thermique édifiée dans les années 1930 et qui a fonctionné jusqu’en 1966. La centrale a, depuis été démantelée et le site d’extraction acquis par le Département de la Gironde. Le domaine est géré par le Conseil Général.


Ce dimanche 18, des mordus d’histoire, des fondus de collectage de silex, de fossiles, de tessons[2] (céramiques), des fouilleurs d’archives, des observateurs du sable, de l’argile, du calcaire, des grès ferrugineux, des amoureux de la connaissance partagée surtout, avaient organisé une journée de rencontre et visite du site, sept heures à la fois studieuses et conviviales, pique-nique inclus. Je les ai rejoints dans l’après-midi ; une trentaine de passionnés dont pas mal d’universitaires.


P1120085.JPGLe groupe écoute sagement ; installé sur la pente d’une dune de sable blanc.


Mais, ce qui m’a encore frappé aujourd’hui, c’est la modestie des organisateurs et intervenants au regard de leurs apports à la connaissance sur ce territoire


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Le site est ceinturé par la forêt landaise (arrière plan) 
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Mais au centre du domaine, un véritable arboretum forestier permet de voir des peuplements de cèdres, de séquoïas et autres essences P1120096.JPG


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[1] Dès la fin du XIXème siècle, après l’extension forestière (pins maritimes) de la région et l’arrivée du chemin de fer, le bois (scieries, distillation de la résine) a occupé une place importante également.
[2] Retrouvez en mars dernier mon post sur la Tessonnade de Saugnac-et-Muret

20.10.2009

Eaux landaises, crépuscules d'automne...

L'actualité est suffisamment riche pour que, les uns et les autres, nous ayons des tas de choses à exprimer, des commentaires à balancer sur nos sites et blogs, des coups de gueule à pousser (avec le sarkozysme il y a de quoi !...), des exégèses à développer, de la rhétorique au kilo à mettre en ligne... Eh bien, mesdames, mesdemoiselles et messieurs, au risque de décevoir, d'être taxé de fainéant nonobsien, de perdre des visiteurs (quoique...), cette note (qui est la 1781ème accompagnées -les notes- par 4158 commentaires), ne vous apportera rien d'autre que des images. Auxquelles je tiens, prises hier (certaines mises en ligne avec mon dernier post). Notre amie Morgane sera ravie, le père Olivier itou...
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jeudi 1 décembre 2011

Derniers embrasements sur la forêt.

Landes de Gascogne, forêt, soleil couchantDécembre est arrivé. Déjà les bourgs de nos campagnes illuminent leur rue principale et place centrale de décorations de Noël. Les sapins ne sont pas encore dressés qui devant l'église, qui devant la mairie...

Mais la douceur persistante n'évoque en rien sur nos peaux les premiers frimas annonciateurs de flocons.
Vais-je avoir la réponse à la question que je me suis souvent posée : qu'est-ce que ça fait Noël en pays tropical ? et dans l'hémisphère sud au moment où l'été commence ?
Landes de Gascogne, forêt, soleil couchant

Comme toujours, aujourd'hui, j'avais avec moi mon appareil photo.
Aussi, ayant eu un rendez-vous en périphérie de la banlieue bordelaise avec un historien et archéologue, spécialiste de Rome et de l'époque gallo-romaine en Aquitaine, ai-je au retour pris "mon" chemin des écoliers.


Poursuivi mes rêveries paysagères. Apprécié ces fins de journées au soleil déjà très bas sur l'horizon. Et redonné de la beauté à ces forêts mutilées qui n'offrent plus d'écran impénétrable à nos yeux et à nos optiques aux derniers feux de l'astre solaire.

J'ai, là-bas, loin à l'horizon, deux lumières crépusculaires. Un reste d'embrasement général démultiplié par quelques nues délicates, légers voiles flottant au-dessus de nos paysages forestiers.
Landes de Gascogne, forêt, soleil couchant
Et puis le feu solaire lui-même, dernières braises rougeoyantes d'un couchant serein.
Landes de Gascogne, forêt, soleil couchant
Tout maintenant évolue très vite. Je prends un appui pour que mes images conservent un maximum de netteté car je sais que les cellules sont en difficulté par manque de lux (ou de lumen) ambiants.
Landes de Gascogne, forêt, soleil couchant
Je sais, à ce moment-là, que je vais "perdre" le soleil car il "s'enfonce" très vite. Au jugé, zoom et automatismes en route, je "shoote" une dernière fois.
Landes de Gascogne, forêt, soleil couchant

Cette fois-ci... photo floue, mais qui, justement, met en valeur cette fantasmagorie des pins qui ont su résister à la dévastation de Klaus le 24 janvier 2009. Je vous le disais : ce territoire mutilé n'en est peut-être que plus beau.

Landes de Gascogne, forêt, soleil couchantEt, la nuit tombant, une autre image attire mon attention. Repassant devant la moyenne surface commerciale attachée à notre commune, je suis frappé par la luminosité des arbustes du parking.


Un parking de super-marché... Quoi de plus bucolique ? Quoi de plus prometteur pour les rêveries d'un contemplatif ? Landes de Gascogne, forêt, soleil couchant


Eh bien, détrompez-vous.

Nous avons l'indigo sombre du ciel presque nocturne, nous avons ces feuillages mordorés, et nous avons les luminaires du parking à lampes à vapeur de mercure donnant un éclairage orangé.
Et... ça donne ces photos.


Landes de Gascogne, forêt, soleil couchant

Voilà.

mardi 29 novembre 2011

Entre le ciel et l'eau... Entre le sel et la forêt. Pour le plaisir IV (suite encore...)

P1230507.JPGHistoire d'eau dans le fond du Bassin d'Arcachon, histoire de ciels et de lumières.P1230508.JPG

Le Graveyron à Audenge, le "nord" du Delta de la Leyre (ou de l'Eyre... pour celles et ceux qui ont suivi).


L'eau douce, ensablée lorsqu'elle a été gonflée par les pluies, vient ici à la rencontre de l'eau de l'Océan.

On y a récolté du sel, on a endigué. Et puis la diversité biologique s'est emparée de ce territoire d'eau.
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Entre le ciel et l'eau.


Ciel, les ciels de cette fin d'après-midi de fin d'automne sur le Bassin.

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Derrière l'eau douce, derrière les herbes et buissons, sous ces ciels, il y a cette étendue... vide, de vase puis de sable, ce plan d'eau unique en Europe où se mêlent océan (Océan, l'Océan) et les eaux de "la lande", eaux du Pays de Buch, eaux de la Haute Lande, eaux de la Gascogne ensablée des dunes, de la forêt et des lagunes, eaux rampant sur un lit souvent "burdigalien", là où la mer venait et refluait il y a vingt millions d'années, eaux qui ont rendu hommage à la belle Osmonde royale et aux splendeurs de la ripisylve, eaux qui ont tantôt couru, tantôt flemmardé, sous les tunnels de la forêt-galerie...
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Et vers "le large", hors de leur estuaire, de leur exutoire, de ce vaste delta : le Bassin.


Voilà... C'était lundi 28 novembre. Après avoir travaillé avec quatre classes de cinquième pour HANDICAP INTERNATIONAL, j'ai abandonné le collège et une autre classe de cinquième aux bénévoles de la Fondation Raoul Follereau et suis allé poursuivre ma rêverie photographique.
Dont ce n'est pas la fin car je me suis ensuite enfoncé dans le végétation de ce fond de delta pour, sur un bras de la leyre, retrouver ce petit port si reposant de Biganos (déjà abordé sur ce blog, il y a... il y a...un certain temps.... Na !)

vendredi 25 novembre 2011

Bassin d'Arcachon, pour le plaisir IV (suite, rivage au XIème et XIIème siècles...)

P1230443(1).JPGCe jeudi (24 nov.), première journée "froide" de la saison (à 16H : 9°C au lieu de 18°C hier), avant hier, j'ai vu un vol de grues, peut-être le dernier arrivant du nord-est. Cela fait un mois que les grues nous survolent, avec un va-et-vient dû au changement de cap d'une grande partie des vols du fait de la dépression méditérranéenne et des vents du sud-est qui les ont poussées à venir vers l'Atlantique.

Les zones humides de fond de Bassin et les champs de maïs alentour ont permis à beaucoup plus de grues qu'à l'accoutumée à faire étape avant la poursuite de leur migration vers le sud.P1230444(1).JPG

Toutes n'iront pas franchir les Pyrénées et les grandes étendues, étangs, lagunes, zones humides et champs de maïs, ouvertes dans le paysage forestier landais constituent une zone d'hivernage pour des milliers d'entre elles.

Grus gasconha... remonter ce blog ces dernières années.

P1230447(1).JPGFroid donc, et l'envie de poursuivre la mise en ligne des images de ma journée de jeudi il y a une semaine.

Je suis souvent passé à proximité de cette petite église St Éloi, à proximité du port ostréicole d'Andernos (photos du haut). Grosse chapelle d'apparence, elle m'apparaissait -vue de loin- du fait de son clocher genre XIXème siècle, comme un lieu de culte issu des besoins du succès de la station balnéaire.

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J'avais bien tort...

P1230390(1).JPGJ'aurais seulement fait attention à l'abside et l'absidiole côté nord... et j'aurais alors eu le doute : voici un édifice roman, et même comme tant de chapelles et d'églises de ce territoire gascon, un édifice simple, dépouillé, de ce roman des Xème et XIème siècles. C'était un sanctuaire sur la branche atlantique de la "voie de Tours" du le Chemin de Compostelle.
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Cela dit, j'ai une belle excuse : cette église, ce petit bijou (vous l'allez voir) a été restaurée en 2009 et 2010 et est maintenant ouverte au public entre 10H et 18H, en dehors bien sûr des cultes qui s'y déroulent.

P1230459(1).JPGDe fait, cette église a été édifiée aux XIème et XIIème siècles derrière l'ancienne villa gallo-romaine (elle est ajourd'hui au bord de la plage nord-ouest d'Andernos, mais le rivage était alors à 400 mètres !...). Elle a été remaniée notamment aux XVème siècle (ce qui explique les fresques et décorations gothiques retrouvées) puis au XIXème.

Ce qui frappe dès l'entrée, ce sont les jeux de lumière dûs au vitraux modernes sur une pierre et des revêtements qui ne sont pas neutres ; mais c'est aussi l'impression d'intimité et de paix produits à la fois par la petite dimension, les arcatures romanes, les deux galeries et un chœur logé dans l'abside "à taille humaine".


P1230391(1).JPGLa restauration récente est une réussite. Les peintures et fresques murales, relativement récentes, recouvrent plus que probablement des fresques beaucoup plus anciennes, d'origine même. Celles du chœur sont répertoriées dans différents guides et articles, en particulier celle du fond avec le triangle de la trinité et Jésus inscrit en hébreux.P1230457(1).JPG




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L'absidiole (galerie nord) comporte une statue en bois de la vierge et montre une fresque peinte vouée à la fuite à cheval et au martyre de Sainte Quitterie (princesse Wisigoth décapitée vers la fin du Vème siècle à Aire-sur-l'Adour pour avoir refusé de renier sa foi).
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Cette sainte est vénérée tout au long de la branche gasconne (... wisigoth) de la voie de Tours du pélerinage de Compostelle.

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P1230451(1).JPGLe plafond de la nef, d'inspiration récente représente tout à la fois les flots, une mer agitée pour les pêcheurs, et le filet de pêche.


La contre-plongée verticale sous un lustre superpose une roue de gouvernail (image osée ?) à cette vision de mer et de filet.
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P1230399(1).JPGQuel que soit l'angle de vue, les arcatures basses, les petits vitraux, la diffusion de la lumière, laissent cette impression très reposante... atmosphère restituant peut-être celle qui était nécessaire au repos des pélerins, ces marcheurs appelés jacquayres.

Les lumières, justement (avec l'aide, ici, d'un généreux soleil automnal) :
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P1230397(1).JPGBeaux restes des XIème et XIIème, ces chapiteauxbien érodés.

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Nous allons ressortir regarder les restes de l'immense villa gallo-romaine mise à jour il y a 88 ans. L'hypothèse longtemps admise est que le grand tracé, quasiment parallèle à St Éloi, est ce qu'il reste d'une basilique jouxtant la villa. Les archéologues en sont aujourd'hui moins certains. Néanmoins, c'est assez impressionnant.

P1230404(1).JPGImpressionnant aussi de réaliser que... le rivage est là... alors que la villa s'étendait vers "le large" sur au moins deux cents mètres et filait vers le sud jusqu'à la jetée-promenade principale à quelque quatre cents mètres de là.P1230405(1).JPG





Au-revoir... et à un autre point de vue sur le Bassin, pour poursuivre la mise en ligne..."pour le plaisir" (Bassin, forêt, landes...)
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