dimanche 10 juillet 2011

05.08.2009

Moustey : St Martin et Notre-Dame...

Revenant de "chez" Soria (l'eau de source labellisée "marque-parc" au parc naturel régional des Landes de Gascogne), hier, avec mon copain Pierre, nous avons un peu vagabondé. J'avais tant de choses à lui montrer, sur un petit périmètre... Lui qui habite ici depuis trente-six ans, et qui ne connaît que très peu le coeur du territoire des Landes de Gascogne, son bâti, ses quartiers et airiaux, ses rivières sous leur forêt-galerie, son identité paysagère... et moi qui ne réside ici que depuis onze ans (s'il me lit, il va tirer une tronche... faut pas que j'en rajoute). Bref, jolie balade et, évidemment, une étape à Moustey.

Nous ne l'aurions pas faite, Brad n'aurait pas compris et m'aurait vite incendié.

Moustey, je vous l'ai déjà présenté en images il y a un an ou un peu plus. Ses deux églises (du XIIIème)... il n'y a que 600 habitants, ses quartiers et airiaux, son auberge réputée, ses platanes et la fraîcheur de leur ombre...
Moustey, sur la voie de Tours des chemins de St Jacques de Compostelle est -exactement- à 1000 km de St Jacques. La présence de ces deux église pratiquement côte à côte intrigue ; des hypothèses ont été émises mais aucune n'est vraiment étayée ; il est vraisemblable qu'il y a eu un hospice pour les pélerins (un "hospice jacquaire"... pour les "jacquets") comme on pense d'ailleurs qu'il y en a eu un au Barp, ce qui expliquerait l'emplacement de l'Eglise sur le chemin de Compostelle, mais à quatre kilomètres du principal quartier appelé Baillet ou Haureuils... devenu depuis un "écart" du bourg du Barp, gros carrefour forestier sur la RN 10 (Bayonne - Espagne) et la "route des lacs" (allant du Bazadais et de La Brède vers Lacanau, Hourtin et les lacs médocains). Carrefour forestier ? Aujourd'hui... carrefour de lotissements.

Revenons à Moustey. Eglise à clochers-murs et abat-son en bois, simples, dépouillées. Comme la majorité des églises romanes de la région : peintures murales... généralement cachées sous un enduit, voire... du ciment. La mise à jour partielle de certaines d'entre elles a permis de faire de Notre-Dame un musée animé par le Parc naturel régional. Ce n'est plus le cas : trop peu de visiteurs, nécessité de surveillance constante pour éviter les dégradations. Aujourd'hui Notre-Dame abrite des expositions artisanales durant toute la période de tourisme... et est donc entretenue et sous surveillance permanente.
Donc, allons visiter Notre-Dame :
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Une chapelle restaurée (voute gothique), et vues de quelques unes des peintures murales (celles qui "émergent")
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Quant à Saint-Martin, église paroissiale, n'ayant pas demandé la clef nous n'en verrons pas l'intérieur. Voici quelques photos d'elle :
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Au moment de mettre en ligne, je pense qu'il est bon de montrer l'alignement des deux édifices. pour ce faire, je reprends l'une des photos mises en ligne il y a un an :
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jeudi 7 juillet 2011

Du Bellay et la Toison

25.08.2009

Cestuy-là, justement !

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Il ne la conquit peut-être point... Toujours est-il qu'il vécut ici ses vingt  premières années :
















A quelques kilomètres de sa future demeure :


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Suivons-le vers son cabinet de lecture :
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OGM : un vote déterminant du Parlement européen.

Sur d'autres blogs, j'ai eu l'occasion depuis 2006-2007 de régulièrement mettre en ligne des notes concernant les PGM en agriculture, c'est à dire les plantes "OGM", et d'occasionner ainsi par les commentaires qui suivaient des débats très intéressants. Avec toutefois une difficulté majeure, due essentiellement à une pression sur l'opinion publique, faisant que dès que vous n'êtes pas systématiquement "contre" les OGM, et bien c'est que... vous êtes "pour". Cela relève d'une dialectique sans nuance où le manichéisme parvient à masquer tout débat constructif.

C'est ce que j'appelle le "choisis ton camp, camarade !".


Début 2008, nous avions relevé l’amendement 252 ou « amendement Chassaigne » (député communiste d’Auvergne) qui permettait à la France de transposer la directive européenne 2001/18 tout en s’autorisant une clause d’interdiction (nécessairement contractuelle mais parfois difficile à négocier) sur des portions de son territoire soit en raison de la présence d’une filière de qualité type bio ou AOC, soit en raison d’une charte territoriale comme celles des Parcs naturels régionaux… bref interdire de façon limitée, sur des bases argumentées (filière « OGM free », territoire à préserver, incertitudes environnementales, etc…), sans se mettre en infraction avec les règlements européens.


Néanmoins, le public (comme les professionnels de l’agriculture) s’est toujours rendu compte de l’ambiguïté des décisions « de Bruxelles », la commission de l’UE, archi-libérale, n’ayant pas vraiment de doctrine et bottant en touche, c'est-à-dire en direction des États-membres, au risque de laisser ces derniers avoir à régler des problèmes juridiques, par exemple avec l’OCM ou une quelconque organisation supra nationale…



Cette ambiguïté pourrait être levée suite à un vote assez massif du Parlement européen en début de semaine en faveur de l’adoption des conclusions du « Rapport Lepage » par 548 voix pour, 84 contre et 31 abstentions. C’est maintenant au Conseil européen d’en débattre et d’essayer de trouver le meilleur compromis possible avec les parlementaires européens permettant une véritable « cogestion » législative de ce problème.

Si vous voulez consulter ou télécharger ce rapport :



La Commission européenne avait proposé, en vue de la rédaction d’un Règlement européen de concéder aux États membres le droit d'interdire les OGM pour tout motif (socio-économique, éthique ou moral), mais… mais sauf pour les les motifs relatifs à la santé ou à l'environnement, ces derniers devant rester de la compétence exclusive de la Commission via l'Autorité européenne de sécurité des aliments.



Le Parlement européen a trouvé que « le projet de directive reste assez évasif sur les raisons admises pour une telle interdiction entre autres inconvénients porteuse de conflits commerciaux internationaux » et, s’appuyant sur le rapport Lepage a demandé . que soient explicitement mentionnés les motifs environnementaux.

Ainsi, un Etat pourra interdire la culture d'OGM du fait de leur résistance aux pesticides ou de leur propagation, ou au nom de la protection de la biodiversité.


Les eurodéputés ont fait valoir l'impact socio-économique, par exemple, de la contamination des cultures traditionnelles ou biologiques, pratiquement non maîtrisable et que la législation devait permettre aux États membres d’identifier la responsabilité financière de tel ou tel professionnel ou filière ayant déclenché un tel incident….



La balle est dans le camp des ministres de l’agriculture et des ministres de l’environnement au niveau du Conseil européen.

lundi 4 juillet 2011

Malichecq : une controverse mais une merveille à Marquèze

Landes de Gascogne : voyage vers le moyen-âge, atterrissage dans la Lande du Grand Siècle ?

 P1010888(1).JPGCe devrait être un très long reportage photos... dont il va me manquer le début pour la bonne raison que je n'ai pas scanné mes photos argentiques de ce cœur de maison landaise à pans de bois et torchis tel que j'en ai fait la connaissance en 2005. Dommage (soit ça viendra... soit je vais remettre la main sur les plans et schémas de cette maison Malichecq et je vais les numériser).P1010891(1).JPG



P1010892(1).JPGDatés par la dendrochronologie[*], les bois (tout ce qui est sablières, poutres, charpente centrale et assemblages (même les chevilles ont fait l'objet de datation) datent des XVème et XVIème siècles.P1010893(1).JPG
Ce qui veut dire que les arbres, des chênes, abattus pour cette construction ont pu être datés avec précision (comparaison avec un étalon attesté dont les cernes racontent le climat vécu par ces arbres). On sait qu'à l'époque, les habitants de ce territoire érigeaient leurs habitations avec des bois encore verts, ce qui fait que la dendrochronologie et l'étude de la construction par l'architecte des monuments historiques conduisent à dater cette maison, du moins son armature, du Moyen-Âge.

P1010894(1).JPGIl y a cependant divergence d'appréciation et donc controverse sur l'interprétation dans la mesure où l'archéologue médiéviste qui a conduit les fouilles sur l'airial de Guiraute, où cette maison menaçait ruine, date ses trouvailles des XVIIème et XVIIIème siècles [**].P1010895(1).JPG
Ce qui, en soi, n'est pas gênant... rien n'empêchant de rechercher une interprétation dynamique dans le montage-démontage d'une telle structure... que les photos vont illustrer comme étant de l'ordre du probable, dans son extension, dans l'arrivée ultérieure de différents mobiliers archéologiques : planchers, dallages, cheminée, etc...

P1010897(1).JPGUne telle maison a donc une valeur historique, elle a une valeur architecturale, elle a une valeur muséographique. Donnée au Parc naturel régional des Landes de Gascogne, elle a pu être démontée soigneusement après repérage et marquage de TOUS ses éléments, entreposée en attendant le permis de construire permettant de l'ériger sur l'airial de l'écomusée de Marquèze (raccourci de l'histoire : au XIXème siècle, elle appartenait au même propriétaire que la maison, disparue en 1960, à la place de laquelle elle est remontée.P1010898(1).JPG
Ses torchis résiduels sont à l'étude analytique, jusqu'aux pollens et spores de champignons piégés et identifiables...

L'élaboration de torchis fera d'ailleurs l'objet de rendez-vous pédagogiques artisanaux pour des scolaires et pour des amateurs adultes...

P1010901(1).JPGLa succession de photos, probablement en deux ou trois notes, va (faute de vous restituer aujourd'hui les photos de la maison Malichecq durant les fouilles) partir de l'airial de Guiraute (vous y verrez tout de même les restes du chantier après le départ de la maison) pour présenter le remontage en deux visites les 20 avril et 27 juin derniers.P1010903(1).JPG
Il est évident que j'ai été fasciné par le travail du bois, les assemblages, le mariage des bois médiévaux et des bois issus des chênes abattus après la tempête Klaus (24 janvier 2009) qui a considérablement dégradé l'espace de l'écomusée.

En route donc pour l'airial de Guiraute (Sabres, Landes) en reprenant les photos déjà en place ci-dessus et ci-contre : vous pouvez cliquer pour les agrandir (ce sont des photos aux droits réservés, fortement compressées, impropres à l'agrandissement photographique).
Ce qui restait... de cette maison le 7 mai 2008 :P1010899(1).JPG








Et... quelques années plus tard (2011), en avant-goût, en cours de remontage...

Pour le Conservateur du patrimoine, notre ami F.L., l'installation de cette maison sur l'airial, "c'est le diamant de l'écomusée".

Le 20 avril dernier, quelques éléments :

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Lundi dernier :

L'ensemble est couvert, comme ces maisons landaises à pans de bois l'étaient et le sont encore.
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Le cœur de maison est conservé : actuellement on creuse la tranchée permettant de replacer la cheminée comme elle l'était à Guiraute. Les extensions à droite (nord) et à gauche (sud), ainsi que la troisième eau (ouest) seront un espace muséographique ouvert.

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Ces extensions respectent parfaitement chacune des mortaises, des encoches et des marques portées par la charpente médiévale. Le remontage, effectué à l'ancienne, sans grue et sans palans, par des compagnons est dirigé par l'architecte des monuments (E.B.).

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[*] par le LAE : http://www.laboratoire-lae.com
[**] http://www.parc-landes-de-gascogne.fr/1-16893-Conseil-scientifique.php ainsi que http://www.parc-landes-de-gascogne.fr/1-16521-Recherche--Conseil-scientifique.php
et puis http://www.parc-landes-de-gascogne.fr/1-16794-La-recherche.php
mais aussi http://www.parc-landes-de-gascogne.fr/1-17501-Descriptif.php