mardi 13 décembre 2011

Flamboyances

J'avais dimanche mis en ligne un post intitulé "Flamboyances" (qui suit ci-dessous). Mais j'ai eu l'envie d'y adjoindre ces quelques images, photos prises avec mon téléphone samedi 10, entre 11H et 15H, à quelque trente kilomètres d'ici, dans un parc de 153 ha à cheval sur notre "sable landais", avec une "terre de bruyère" telle que prospère là la plus grande "forêt" de rhododendrons d'Europe, et sur les "terres de graves" (nous sommes proches des prestigieux vignobles de Sauternes, de Barsac et des Graves).

Là encore flamboyances, superpositions de couleurs, formes aériennes les unes dressées avec une houppe résineuse, les autres ramifiées et occupant le champ visuel lorsque l'oeil tente d'imaginer ce que la cellule photo numérique va saisir.

Remarque : ces photos (libres de droits), prises avec un téléphone, sont de qualité moyenne ; en outre elles ont été fortement compressées (en gros ramenées de ± 1 à 1,7 Mo à ~ 300 à 800 Ko).



P101211_11.270001(1).JPGD'abord, à gauche, ce pin sylvestre devant trois sequoïas.

Le tulipier de Virginie dans sa silhouette (presque) hivernale. Les arbres les plus anciens ont été plantés entre 1849 et 1870. P101211_12.280001(1).JPG
La tempête Martin de décembre 1999 a fait ici quelques sérieux dégâts, suffisamment pour que Klaus (24 janvier 2009) n'ait plus grand chose à abattre...

Nous disions flamboyanceset palettes de couleurs, nous y voici :


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P101211_16.100001(1).JPGCouleur aussi pour l'inerte, pour la briquette de ces écuries qui marient style hausmannien et style écossais.

Et... toujours la flamboyance...
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Découpages dans le ciel, un clair azur de décembre.
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Un coup d'œil sur les vergnes, l'aulnaie glutineuse, qui signale une zone humide, P101211_11.420001(1).JPGcelle de la rivière "le Gat Mort", qui arrive de notre Parc naturel régional des Landes de Gascogne, pour rejoindre le Ciron puis la Garonne.



Flamboyances (publication du 11 décembre)
Ah, les flamboyances de cette fin d'automne, d'un presque été indien qui n'en finit pas, entrecoupé il est vrai de séquences pluvieuses !...

!cid__resize_image_-1653139876.jpgDifficile de suivre en ce moment !!!... et donc, je demande aux commentateurs(trices), qui échangent sur des sujets qui m'intéressent (aussi) de bien vouloir excuser mon absence du blog (en fait de mon bureau et, par là de mon écran-clavier-UC).

Absent vendredi fin de journée, absent hier, pris aujourd'hui, demain matin TER pour Bordeaux pour mon activité Handicap International, un temps mort peut-être mardi, mercredi à Paris (dont 7 heures de train), jeudi matin réunion associative, vendredi matin idem, vendredi après-midi comité syndical, c'est à dire Conseil d'Administration d'un Parc naturel régional (suis pas votant, juste participant à titre d'expert)...

Vous me direz... et ceux qui "travaillent", alors !... Comment font-ils ? C'est vrai, mais expliquez cela à mon épouse (nous ne sommes plus tout jeunes, et il y a de nombreuses tâches à accomplir ici).

Ah, qu'est-ce que cette photo là-haut à gauche : le bout de ma rue pris "au téléphone" depuis ma voiture ce matin en partant dans la commune voisine saluer les potes qui organisent le marché de Noël.

Voici deux liens, pour des contenus fort différents l'un de l'autre, liens envoyés par un même pote (un peu fleur bleue) :
http://www.youtube.com/embed/MOKseXu8FOs
http://www.youtube.com/embed/YBIwCdvhgX4?rel=0

samedi 10 décembre 2011

Reports sur la forêt des L de G

27.04.2009

Retour de Toulouse...

Revenant de la région toulousaine hier dimanche par les nationales et départementales, par les routes gasconnes, je suis passé entre autres par l'itinéraire que la Jog's family a connu l'été dernier lorsqu'eût lieu cette rencontre à Nérac, en Albret, de nonobsienne (Marino Lilith) et nonobsiens (Brad, en son fief, Jog et Caquedrole). Et donc par la pointe est, en Lot-et-Garonne du "triangle landais" (triangle des sables, triangle forestier du pin maritime, jadis triangle de landes et zones marécageuses). On y trouve donc des paysages, une organisation en quartiers et airiaux et des constructions typiques de la lande de Gascogne.
Brad reconnaîtra évidemment cette maison et l'une de ses dépendances au coeur du bourg d'Antagnac :
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Mais, en lisière du triangle, les coteaux et terrasses de Garonne sont plus typiques de la Guyenne-Gascogne : fermes, pigeonniers, séchoirs à tabac... et parfois chateaux (de pierre). Là nous sommes toujours à Antagnac :
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Mais, et là c'est à Jog que je m'adresse (Brad ne le sait que trop) : cette route, je ne l'avais pas reprise depuis la tempête Klaus. J'y ai retrouvé les ravages tant de fois décrits et montrés en photos dans ce blog. Evidemment plus marqués et étendus dans la partie girondine, en bordure du département des Landes. Encore une fois la chair de poule. Bien sûr.
A l'aller, samedi, passant par l'autoroute, j'observais arbres et végétation. On est loin des flamboiements de l'automne, mais cette saison, le printemps, est une époque de grande diversité pour la végétation : arbustes couverts de fleurs, frondaisons offrant toutes des nuances de vert et de densité de feuillages, premiers colzas en fleurs, levées de maïs par endroits, vergers encore fleuris...
Et, dimanche après-midi : la Garonne chargée... Pas mal de cours d'eau doivent avoir un niveau inquiétant après ces deux jours de pluies intenses.

dimanche 4 décembre 2011

Mes récentes mises en ligne de photos concernant le bassin d'Arcachon, le Delta de la Leyre (ou de l'Eyre) et la Leyre m'ont invité à retourner sur un autre de mes blogs retrouver des images d'eau dans la Grande-Lande : l'Escamat à Sabres, le Courant d'Huchet à Léon, etc... Mais aussi les lagunes naturelles ou, comme à Hostens, formées après abandon de l'exploitation des carrières de lignite...

17.09.2009

Eaux landaises

Hep ! on ne va pas parler que de politique... Je vous ai annoncé pourquoi je m'absentais dimanche dernier. En particulier pour une courte navigation, paisible ô combien (rames, godille, perche de poussée), sur l'étang de Léon et sur le "courant" d'Huchet. 
Ce dernier permet l'écoulement des eaux qui alimentent le Léon vers l'océan. Mais ne met pas l'océan en communication avec le lac car celui-ci est à six mètres au-dessus du niveau de la mer... Il y a donc des échelles à passer, façonnées en bois ou obtenues par empierrages étagés. Le courant contourne une magnifique dune à la végétation très riche, avec une faune tranquille puisque au sein d'une Réserve naturelle. L'ensemble est fourni en biodiversité animale (poissons, canards, couleuvres, insectes, chevreuils, biches, etc...) et végétale, avec des "buissons" d'osmonde royale, magnifique survivance de la préhistoire, emblématique des Landes de Gascogne [dont il convient de rappeler qu'elles occupent la majeure partie du département des Landes, une grande partie (ouest) de celui de la Gironde (Landes médocaines, début de la haute-Lande, dunes littorales), le sud-ouest du Lot-et-Garonne, une bande ouet du Gers.]
Alors voici quelques images souvenir. Il y en aura d'autres...



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Vous retrouvez une caractéristique déjà montrée maintes fois sur ce blog : les cours d'eau sont nés de la décharge lente de la nappe phréatique, sont donc aux eaux assez calmes hors périodes d'évacuation pluviatile. Le lit est sablonneux, bien évidemment, et la forêt galerie les couvrent en grande partie (ce sont donc des eaux froides, avec pour cette raisons quelques espèces d'insectes peu courantes).

Nous verrons mieux cette forêt-galerie sur les photos à venir...

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18.09.2009

L'osmonde royale

La voilà, venue du fond des ages, avec ses frondes immenses et buissonnantes, et ses sporanges en panicules perchés, l'osmonde royale (Osmunda regalis).

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19.10.2009

Le domaine départemental girondin G. Lagors ou le lignite d’Hostens.

Nous allons rester sur le thème de l’automne… En plaisir de la vue, en satisfaction intellectuelle aussi. Et, d’abord, pour dresser le décor, une première image, celle que d’entrée de jeu mon APN a saisie dès mon arrivée sur zone, euh… sur site.

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P1120103.JPGQuel site ? Pour le touriste, et même pour une partie des nouvelles populations installées dans le sud Gironde, en Haute-Lande, il s’agit d’étangs, de plages de sable blanc, d’un domaine départemental avec base nautique, d’un lieu de promenade, d’un ensemble de circuits de VTT parcourant dunes et sentiers forestiers autour des étangs… C’est à Hostens.


Hostens dont le passé industriel[1]  a tourné notamment autour P1120104.JPG
de l’exploitation de gisements de lignite à ciel ouvert, lequel lignite a alimenté une importante centrale électrique thermique édifiée dans les années 1930 et qui a fonctionné jusqu’en 1966. La centrale a, depuis été démantelée et le site d’extraction acquis par le Département de la Gironde. Le domaine est géré par le Conseil Général.


Ce dimanche 18, des mordus d’histoire, des fondus de collectage de silex, de fossiles, de tessons[2] (céramiques), des fouilleurs d’archives, des observateurs du sable, de l’argile, du calcaire, des grès ferrugineux, des amoureux de la connaissance partagée surtout, avaient organisé une journée de rencontre et visite du site, sept heures à la fois studieuses et conviviales, pique-nique inclus. Je les ai rejoints dans l’après-midi ; une trentaine de passionnés dont pas mal d’universitaires.


P1120085.JPGLe groupe écoute sagement ; installé sur la pente d’une dune de sable blanc.


Mais, ce qui m’a encore frappé aujourd’hui, c’est la modestie des organisateurs et intervenants au regard de leurs apports à la connaissance sur ce territoire


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Le site est ceinturé par la forêt landaise (arrière plan) 
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Mais au centre du domaine, un véritable arboretum forestier permet de voir des peuplements de cèdres, de séquoïas et autres essences P1120096.JPG


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[1] Dès la fin du XIXème siècle, après l’extension forestière (pins maritimes) de la région et l’arrivée du chemin de fer, le bois (scieries, distillation de la résine) a occupé une place importante également.
[2] Retrouvez en mars dernier mon post sur la Tessonnade de Saugnac-et-Muret

20.10.2009

Eaux landaises, crépuscules d'automne...

L'actualité est suffisamment riche pour que, les uns et les autres, nous ayons des tas de choses à exprimer, des commentaires à balancer sur nos sites et blogs, des coups de gueule à pousser (avec le sarkozysme il y a de quoi !...), des exégèses à développer, de la rhétorique au kilo à mettre en ligne... Eh bien, mesdames, mesdemoiselles et messieurs, au risque de décevoir, d'être taxé de fainéant nonobsien, de perdre des visiteurs (quoique...), cette note (qui est la 1781ème accompagnées -les notes- par 4158 commentaires), ne vous apportera rien d'autre que des images. Auxquelles je tiens, prises hier (certaines mises en ligne avec mon dernier post). Notre amie Morgane sera ravie, le père Olivier itou...
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jeudi 1 décembre 2011

Derniers embrasements sur la forêt.

Landes de Gascogne, forêt, soleil couchantDécembre est arrivé. Déjà les bourgs de nos campagnes illuminent leur rue principale et place centrale de décorations de Noël. Les sapins ne sont pas encore dressés qui devant l'église, qui devant la mairie...

Mais la douceur persistante n'évoque en rien sur nos peaux les premiers frimas annonciateurs de flocons.
Vais-je avoir la réponse à la question que je me suis souvent posée : qu'est-ce que ça fait Noël en pays tropical ? et dans l'hémisphère sud au moment où l'été commence ?
Landes de Gascogne, forêt, soleil couchant

Comme toujours, aujourd'hui, j'avais avec moi mon appareil photo.
Aussi, ayant eu un rendez-vous en périphérie de la banlieue bordelaise avec un historien et archéologue, spécialiste de Rome et de l'époque gallo-romaine en Aquitaine, ai-je au retour pris "mon" chemin des écoliers.


Poursuivi mes rêveries paysagères. Apprécié ces fins de journées au soleil déjà très bas sur l'horizon. Et redonné de la beauté à ces forêts mutilées qui n'offrent plus d'écran impénétrable à nos yeux et à nos optiques aux derniers feux de l'astre solaire.

J'ai, là-bas, loin à l'horizon, deux lumières crépusculaires. Un reste d'embrasement général démultiplié par quelques nues délicates, légers voiles flottant au-dessus de nos paysages forestiers.
Landes de Gascogne, forêt, soleil couchant
Et puis le feu solaire lui-même, dernières braises rougeoyantes d'un couchant serein.
Landes de Gascogne, forêt, soleil couchant
Tout maintenant évolue très vite. Je prends un appui pour que mes images conservent un maximum de netteté car je sais que les cellules sont en difficulté par manque de lux (ou de lumen) ambiants.
Landes de Gascogne, forêt, soleil couchant
Je sais, à ce moment-là, que je vais "perdre" le soleil car il "s'enfonce" très vite. Au jugé, zoom et automatismes en route, je "shoote" une dernière fois.
Landes de Gascogne, forêt, soleil couchant

Cette fois-ci... photo floue, mais qui, justement, met en valeur cette fantasmagorie des pins qui ont su résister à la dévastation de Klaus le 24 janvier 2009. Je vous le disais : ce territoire mutilé n'en est peut-être que plus beau.

Landes de Gascogne, forêt, soleil couchantEt, la nuit tombant, une autre image attire mon attention. Repassant devant la moyenne surface commerciale attachée à notre commune, je suis frappé par la luminosité des arbustes du parking.


Un parking de super-marché... Quoi de plus bucolique ? Quoi de plus prometteur pour les rêveries d'un contemplatif ? Landes de Gascogne, forêt, soleil couchant


Eh bien, détrompez-vous.

Nous avons l'indigo sombre du ciel presque nocturne, nous avons ces feuillages mordorés, et nous avons les luminaires du parking à lampes à vapeur de mercure donnant un éclairage orangé.
Et... ça donne ces photos.


Landes de Gascogne, forêt, soleil couchant

Voilà.

mardi 29 novembre 2011

Entre le ciel et l'eau... Entre le sel et la forêt. Pour le plaisir IV (suite encore...)

P1230507.JPGHistoire d'eau dans le fond du Bassin d'Arcachon, histoire de ciels et de lumières.P1230508.JPG

Le Graveyron à Audenge, le "nord" du Delta de la Leyre (ou de l'Eyre... pour celles et ceux qui ont suivi).


L'eau douce, ensablée lorsqu'elle a été gonflée par les pluies, vient ici à la rencontre de l'eau de l'Océan.

On y a récolté du sel, on a endigué. Et puis la diversité biologique s'est emparée de ce territoire d'eau.
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Entre le ciel et l'eau.


Ciel, les ciels de cette fin d'après-midi de fin d'automne sur le Bassin.

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Derrière l'eau douce, derrière les herbes et buissons, sous ces ciels, il y a cette étendue... vide, de vase puis de sable, ce plan d'eau unique en Europe où se mêlent océan (Océan, l'Océan) et les eaux de "la lande", eaux du Pays de Buch, eaux de la Haute Lande, eaux de la Gascogne ensablée des dunes, de la forêt et des lagunes, eaux rampant sur un lit souvent "burdigalien", là où la mer venait et refluait il y a vingt millions d'années, eaux qui ont rendu hommage à la belle Osmonde royale et aux splendeurs de la ripisylve, eaux qui ont tantôt couru, tantôt flemmardé, sous les tunnels de la forêt-galerie...
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Et vers "le large", hors de leur estuaire, de leur exutoire, de ce vaste delta : le Bassin.


Voilà... C'était lundi 28 novembre. Après avoir travaillé avec quatre classes de cinquième pour HANDICAP INTERNATIONAL, j'ai abandonné le collège et une autre classe de cinquième aux bénévoles de la Fondation Raoul Follereau et suis allé poursuivre ma rêverie photographique.
Dont ce n'est pas la fin car je me suis ensuite enfoncé dans le végétation de ce fond de delta pour, sur un bras de la leyre, retrouver ce petit port si reposant de Biganos (déjà abordé sur ce blog, il y a... il y a...un certain temps.... Na !)